L'histoire
La cave du Marquis n'a pas été construite pour faire la fête. Elle a fini par y prendre goût.
La maison du numéro 66
Sur la Grand-Rue de Payerne, entre les volets verts et les façades pastel, une arche de pierre s'ouvre au numéro 66. C'est le « portail » qui donne son nom à la maison depuis toujours — un passage voûté où l'on gravait autrefois, en lettres dorées, le nom du café qui l'occupait.
Sous ce passage, un escalier descend vers une cave voûtée en berceau, creusée dans la molasse. Cellier de marchands, puis cave à vins : pendant des siècles, on y est descendu chercher des bouteilles. Aujourd'hui, on y descend pour les ouvrir.
D'hier à ce soir
L'histoire d'une cave qui a mis quatre siècles à trouver sa vraie vocation : rassembler du monde autour d'une planche de tapas.
La maison du Marquis est bâtie sur la Grand-Rue ; sa cave voûtée sert de cellier aux marchands de la ville.
Des générations durant, la voûte garde le frais : tonneaux, bouteilles et vendanges de la Broye y passent l'hiver.
Samuel transforme la cave en bar à tapas. L'accueil fait vite parler : 4,7 / 5 sur Google, et des habitués qui redescendent chaque semaine.
La voûte est entièrement insonorisée : concerts, DJ et fêtes jusqu'à minuit — la Grand-Rue, elle, n'entend rien.
Soirées musicales, privatisations, terrasse d'été sous l'arche — et une nouvelle vitrine en ligne pour que Payerne sache enfin ce qui se cache sous le portail.
« On descend trois marches, et on change de monde. »Un habitué du Marquis
La cave aujourd'hui
La voûte blanchie à la chaux, les murs de molasse, le sol de pierre : rien n'a bougé. On y a posé un long comptoir de chêne, des fauteuils ambre — et une ligne de lumière bleue qui court le long de la voûte comme une veine.
C'est ce mélange qui fait le lieu : quatre siècles de pierre, et une ambiance d'aujourd'hui.
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